« Je commence après le goûter. »
« Je le ferai demain. »
« J'ai encore le temps. »
Si ces phrases sont devenues familières à la maison, vous n'êtes pas seul. De nombreux parents ont le sentiment que leur adolescent repousse systématiquement ses devoirs, ses révisions ou ses projets scolaires.
Pourtant, dans la majorité des cas, la procrastination n'est pas simplement un manque de volonté ou de la paresse.
Qu'est-ce que la procrastination ?
La procrastination consiste à reporter une tâche importante malgré la conscience des conséquences négatives possibles.
L'adolescent sait qu'il devrait travailler mais trouve toujours une autre activité plus attirante ou moins stressante.
Pourquoi les adolescents procrastinent-ils ?
La peur de l'échec : Certains jeunes préfèrent ne pas essayer plutôt que risquer de constater qu'ils ne réussissent pas aussi bien qu'ils l'espéraient.
Le manque de méthode : Face à une tâche qui paraît énorme, l'adolescent ne sait pas par où commencer.
Le manque de sens : Lorsqu'il ne comprend pas l'utilité d'un travail, son cerveau peine à mobiliser son énergie.
Les écrans et les récompenses immédiates : Les réseaux sociaux, jeux vidéo et vidéos procurent des récompenses rapides que les devoirs ne fournissent pas toujours.
Certaines particularités de fonctionnement : Le TDAH, l'anxiété, les troubles des apprentissages ou certaines formes de perfectionnisme peuvent favoriser la procrastination.
Comment aider son adolescent ?
Fractionner les tâches : Transformer un objectif vague en étapes très concrètes.
Commencer petit : Cinq minutes de travail sont souvent plus efficaces que deux heures repoussées.
Valoriser les progrès : L'objectif est de développer la régularité avant la performance.
Travailler sur le sens : Un adolescent est plus motivé lorsqu'il comprend ce qu'il gagne à apprendre.
Quand faut-il s'inquiéter ? : Si la procrastination entraîne des conflits permanents, une chute des résultats, une perte de confiance ou une souffrance importante, un accompagnement peut être utile.
À retenir : La procrastination n'est pas forcément un problème de motivation. Elle révèle souvent des difficultés d'organisation, de confiance ou de méthode qui peuvent être travaillées.
Pourquoi certains jeunes attendent-ils la dernière minute ?
Votre enfant affirme régulièrement qu'il travaille mieux sous pression ? De nombreux adolescents attendent la veille d'un contrôle ou les derniers jours avant un devoir pour se mettre réellement au travail.
Si cette stratégie semble parfois fonctionner, elle présente souvent des limites importantes.
L'urgence crée de l'activation
L'approche de l'échéance augmente le niveau d'alerte du cerveau.
L'illusion d'efficacité
Obtenir une note correcte après une révision de dernière minute peut renforcer ce comportement.
L'absence de planification
Beaucoup d'adolescents n'ont jamais appris à découper un travail dans le temps.
Les risques du travail de dernière minute
Un stress important
Le cerveau fonctionne moins efficacement lorsqu'il est soumis à une pression excessive.
Une mémorisation moins durable
Les apprentissages réalisés dans l'urgence sont souvent oubliés plus rapidement.
Une fatigue inutile
L'énergie dépensée devient disproportionnée par rapport aux résultats obtenus.
Comment l'aider à changer progressivement ?
Introduire des mini-sessions de travail
15 à 20 minutes plusieurs fois par semaine.
Utiliser un calendrier visuel
Les échéances deviennent plus concrètes.
Développer l'anticipation
L'objectif est d'apprendre à démarrer plus tôt, pas forcément à travailler davantage.
À retenir
Travailler au dernier moment n'est pas toujours un signe de manque de sérieux. C'est souvent le symptôme d'une stratégie d'organisation limitée qui peut être améliorée.
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