Les Croyances en PNL

Publié le 25 juin 2026 à 11:07
les croyances sont nos lunettes

Les croyances agissent comme des filtres ou des lunettes

Les croyances :

ces petites phrases qui peuvent freiner ou aider votre adolescent

Le cas de Léa

Léa a 15 ans. Lorsqu'elle reçoit une mauvaise note en mathématiques, elle conclut rapidement :

« Je suis nulle en maths. »

Quelques semaines plus tard, elle travaille moins cette matière, participe moins en classe et perd progressivement confiance.

Pourtant, sa difficulté initiale n'était peut-être que passagère.

Ce qui l'a freinée n'est pas seulement la note. C'est surtout ce qu'elle a fini par croire à propos d'elle-même.

Qu'est-ce qu'une croyance ?

Une croyance est une idée que nous considérons comme vraie, même si nous ne l'avons jamais réellement vérifiée.

Nous en avons tous.

Par exemple :

  • « Je ne suis pas fait pour les études. »
  • « Il faut être intelligent pour réussir. »
  • « Je n'ai pas de mémoire. »
  • « Les autres sont meilleurs que moi. »
  • « Je réussirai si je travaille régulièrement. »

Certaines croyances nous encouragent à avancer.

D'autres nous limitent sans que nous en ayons conscience.

Pourquoi les croyances sont-elles si importantes ?

Nos croyances influencent souvent nos comportements.

Un adolescent qui pense :

« Je suis incapable de réussir. »

aura tendance à :

  • moins essayer ;
  • abandonner plus vite ;
  • éviter les défis ;
  • interpréter ses erreurs comme des preuves de son incapacité.

À l'inverse, un adolescent qui pense :

« Je peux progresser si je m'entraîne. »

persévérera davantage lorsqu'il rencontrera une difficulté.

La croyance ne crée pas la réalité à elle seule, mais elle influence fortement la manière dont nous agissons face aux événements.

D'où viennent ces croyances ?

Elles se construisent progressivement.

Certaines apparaissent dans l'enfance :

  • à travers les remarques entendues ;
  • les comparaisons avec les autres ;
  • les réussites et les échecs vécus.

D'autres naissent à la suite d'expériences marquantes :

  • une mauvaise note ;
  • une humiliation ;
  • un conflit ;
  • un échec à un examen.

Avec le temps, ces expériences peuvent devenir des conclusions générales sur soi-même.

Les croyances qui limitent souvent les adolescents

Dans les accompagnements scolaires, certaines reviennent fréquemment :

  • « Je suis mauvais en maths. »
  • « Je n'ai aucune mémoire. »
  • « Je ne suis pas intelligent. »
  • « Les autres réussissent plus facilement que moi. »
  • « Je n'y arriverai jamais. »

Le problème est que ces affirmations sont souvent présentées comme des vérités alors qu'elles ne sont que des interprétations.

Comment aider son adolescent ?

La première étape consiste à écouter les phrases qu'il utilise pour parler de lui-même.

Lorsqu'un jeune affirme :

« Je suis nul en anglais. »

on peut l'aider à nuancer :

« Aujourd'hui, tu rencontres des difficultés en anglais. Ce n'est pas la même chose. »

Cette simple différence de formulation peut ouvrir de nouvelles possibilités.

Remplacer les étiquettes par des perspectives

Un adolescent n'est pas sa dernière note.

Il n'est pas non plus son passé scolaire.

Les recherches sur l'apprentissage montrent que le cerveau conserve toute sa vie une certaine capacité à apprendre et à se modifier.

Les compétences se développent.

Les méthodes s'améliorent.

La confiance se construit.

Et ce qui semble difficile aujourd'hui ne le sera pas forcément demain.

À retenir

Les croyances sont comme des lunettes à travers lesquelles nous regardons le monde.

Certaines nous permettent d'avancer.

D'autres nous enferment dans une image trop étroite de nous-mêmes.

Aider un adolescent à repérer ses croyances limitantes, c'est parfois lui permettre de retrouver confiance dans ses capacités et de redécouvrir qu'il possède davantage de ressources qu'il ne l'imagine.

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