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📍 Depuis la Charente

Coaching scolaire pour les familles de Charente

Les familles de Charente peuvent rejoindre le lieu de consultation de La Roche-Chalais ou choisir un accompagnement en visioconférence.

Premier échange téléphonique gratuit et sans engagement.

🧭 Les possibilités

Choisir la modalité la plus adaptée

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Présentiel à La Roche-ChalaisUne solution pour les communes du sud de la Charente proches de la Dordogne.
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VisioconférenceUne modalité disponible dans tout le département.
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Premier échangeUn appel permet d’évaluer la solution la plus simple selon votre commune.
🏡 Le lieu de consultation

Lieu de consultation : La Roche-Chalais

Adresse20 avenue du Stade, 24490 La Roche-Chalais.
Jours habituelsMercredi et samedi, selon les disponibilités.
Public accompagnéCollégiens, lycéens et étudiants.
AlternativeVisioconférence partout en France si le déplacement est difficile.
Depuis la Charente, le présentiel se déroule à La Roche-ChalaisLes rendez-vous sont organisés après un premier échange téléphonique.
🗺️ Sud-Charente et secteurs proches

Communes et secteurs concernés

Chalais Aubeterre-sur-Dronne Montmoreau Brossac Barbezieux-Saint-Hilaire Angoulême Cognac Confolens
Une liste indicative La proximité réelle dépend du lieu de départ et des conditions de déplacement. La visioconférence reste disponible partout en France.
❓ Questions pratiques

Questions fréquentes

Le premier échange est-il payant ?Non. Le premier échange téléphonique est gratuit et permet de vérifier si l’accompagnement correspond aux besoins du jeune.
Combien de temps dure une séance ?Une séance dure généralement environ une heure.
Faut-il habiter dans le département ?Non. Les familles peuvent venir d’un département voisin ou choisir la visioconférence.
L’accompagnement remplace-t-il un suivi médical ?Non. DPCTS intervient dans un cadre éducatif complémentaire et ne pose pas de diagnostic médical.
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Comprendre • Se connaître

Quand le cerveau s’emballe : gérer l’impulsivité et la procrastination

Vous le voyez arriver à la maison.

Il explose parce qu’un copain l’a regardé de travers.

Il lance « Je hais les maths ! » après trente secondes de devoirs.

Ou il promet, pour la énième fois, qu’il fera son travail… demain.

Et demain devient encore demain.

La tentation est grande d’y voir un manque de volonté, d’effort ou d’organisation.

Avec un TDAH, la réalité peut être plus complexe.

« Quand ça l’intéresse, il peut. Donc quand il ne le fait pas, c’est qu’il ne veut pas. »

Le raisonnement paraît logique.

Pourtant, il suppose que nous pouvons tous mobiliser notre attention, notre motivation et notre capacité à démarrer une tâche de la même manière et au même moment.

Or le TDAH est notamment associé à des difficultés concernant la régulation de l’attention, l’inhibition, la planification, la gestion du temps et la mise en action.

Cela peut produire une situation déroutante pour les parents comme pour les enseignants :

Un adolescent peut être capable de rester très longtemps absorbé par une activité qui l’intéresse et éprouver, quelques heures plus tard, d’énormes difficultés à commencer vingt minutes de travail scolaire.

Ce contraste ne suffit pas à conclure :

« Il peut quand il veut. »

Il invite plutôt à rechercher dans quelles conditions il parvient à mobiliser ses ressources.

Et la dopamine dans tout ça ?

On rencontre beaucoup d’explications très séduisantes sur le TDAH :

« Il manque de dopamine. »

« Son cerveau ne produit de dopamine que lorsqu’il est intéressé. »

« Il procrastine jusqu’à ce que le stress lui fournisse la dopamine nécessaire. »

Ces explications deviennent vite simplistes lorsqu’elles prétendent résumer le TDAH à une seule histoire de dopamine.

La dopamine participe notamment aux mécanismes de motivation, de récompense, d’apprentissage et de contrôle cognitif. Les recherches sur le TDAH montrent également l’implication de plusieurs systèmes cérébraux et neurotransmetteurs.

Certains neurotransmetteurs ou leurs métabolites peuvent être dosés dans différents prélèvements biologiques dans des contextes médicaux précis. Mais ces mesures périphériques ne permettent pas, à elles seules, de décrire ce qui se passe dans le cerveau d’un adolescent ni d’expliquer son TDAH.

Leur interprétation relève du médecin et dépend du contexte clinique.

Pour comprendre la motivation et la mise en action dans le TDAH, il est donc plus intéressant de regarder le système de récompense dans son ensemble : la manière dont le cerveau anticipe une récompense, évalue son délai, mobilise l’effort et apprend des conséquences.

La dopamine participe à ces mécanismes, mais elle n’en constitue pas à elle seule le mode d’emploi.

Comprendre doit permettre d’agir, pas de s’enfermer dans une explication.

Procrastiner n’est pas simplement « ne rien faire »

Un devoir est prévu pour vendredi.

L’adolescent le sait depuis lundi.

Lundi : rien.
Mardi : rien.
Mercredi : toujours rien.

Jeudi soir, soudain, il devient capable de travailler avec une énergie considérable.

On pourrait conclure qu’il s’est enfin décidé.

Mais regardons plutôt ce qui a changé.

  • La tâche est devenue immédiate.
  • Elle est concrète.
  • Elle est urgente.
  • Elle est difficile à éviter.
  • Elle est associée à une conséquence proche.

L’intérêt de cette observation n’est pas de décider une fois pour toutes pourquoi son cerveau fonctionne ainsi.

Elle permet surtout de poser une question beaucoup plus utile :

« Qu’est-ce qui, dans cette situation, a finalement permis le démarrage ? »

Ne pas attendre la catastrophe pour créer le démarrage

Si l’urgence aide parfois à démarrer, nous pouvons essayer de créer des repères externes plus tôt, sans attendre la crise du jeudi soir.

Au lieu de :

« Il faut que tu fasses ton exposé cette semaine. »

on peut expérimenter :

« À 18 h 30, on ouvre le document et on cherche seulement le titre et trois idées. »

Le projet n’est plus :

FAIRE L’EXPOSÉ.

Il devient :

ouvrir le document.
Puis : écrire le titre.
Puis : chercher trois idées.
Puis seulement la suite.

Découper une tâche ne modifie pas magiquement le cerveau.

Mais cela peut réduire le nombre d’informations et de décisions à gérer simultanément et rendre le premier pas plus identifiable.

Et parfois, commencer est précisément la partie la plus difficile.

Construire des déclencheurs plutôt qu’attendre la motivation

Nous pouvons expérimenter :

  • un horaire précis plutôt que « plus tard » ;
  • un minuteur visible ;
  • une première étape extrêmement courte ;
  • quelqu’un qui démarre la tâche avec lui ;
  • le matériel préparé à l’avance ;
  • une échéance intermédiaire ;
  • un défi limité dans le temps ;
  • une trace visuelle de ce qui est déjà terminé.

L’objectif n’est pas de tout utiliser.

Nous cherchons ce qui facilite réellement le passage :

« Je sais que je dois le faire » → « Je commence à le faire ».

Et l’impulsivité ?

L’impulsivité ne signifie pas simplement « agir n’importe comment ».

Dans le TDAH, les difficultés d’inhibition peuvent rendre plus difficile l’interruption d’une réponse immédiate.

La parole est partie avant d’avoir été évaluée. Le message est envoyé. La réponse fuse. L’action commence avant que ses conséquences aient été suffisamment envisagées.

Mais là encore, le diagnostic ne permet pas d’expliquer chaque réaction d’un adolescent.

La fatigue, l’émotion, le contexte social, la frustration, l’excitation ou la pression peuvent également modifier son comportement.

Plutôt que :

« Il est impulsif. »

essayons donc :

« Dans quelles situations lui est-il particulièrement difficile de créer une pause avant d’agir ? »

Construire la pause

Pendant mes années d’enseignement, notamment en primaire et en SEGPA, j’ai rencontré beaucoup d’élèves qualifiés de « turbulents ».

Certains avaient effectivement besoin d’apprendre quelque chose que l’on demande souvent aux jeunes sans leur montrer comment le construire :

Mettre un espace entre l’impulsion et l’action.

Je parlerais aujourd’hui volontiers de construire des freins externes en attendant que le jeune puisse mieux mobiliser les siens.

Cela peut être :

  • poser le téléphone avant de répondre ;
  • écrire un message sans l’envoyer immédiatement ;
  • sortir quelques minutes d’une situation tendue ;
  • utiliser une phrase convenue : « Là, j’ai besoin d’une pause. » ;
  • différer une décision importante ;
  • demander l’avis d’une personne avant d’agir ;
  • créer un rappel visuel : « STOP → qu’est-ce qui risque de se passer ensuite ? »

Pas pour supprimer toute spontanéité.

Pas pour demander à l’adolescent de devenir quelqu’un d’autre.

Simplement pour lui permettre de disposer, lorsqu’il en a besoin, d’un peu plus de temps entre l’envie d’agir et l’action.

Observer avant de corriger

Pendant deux semaines, on peut mener une petite enquête.

Pour la procrastination

Sur quelles tâches reporte-t-il le plus ? À quel moment de la journée ? Qu’est-ce qui finit par déclencher l’action ? La difficulté est-elle de commencer ou de poursuivre ? Que se passe-t-il lorsque la première étape est déjà préparée ?

Pour l’impulsivité

Dans quelles situations apparaît-elle davantage ? À la maison ? Avec les autres ? Dans le travail scolaire ? Est-elle plus fréquente lorsqu’il est fatigué, frustré, excité ou sous pression ? Qu’est-ce qui l’aide parfois à créer une pause ?

Pour l’attention

Quelles activités arrivent à maintenir son engagement ? Pendant combien de temps ? Qu’est-ce qui semble faciliter cet engagement : intérêt, nouveauté, défi, interaction, échéance proche, résultat visible ?

Et surtout :

« Qu’est-ce qui change lorsque nous modifions une seule de ces conditions ? »

Nous ne cherchons pas à établir son « profil TDAH ».

Nous cherchons à comprendre son fonctionnement dans des situations précises.

Tester une stratégie à la fois

C’est important.

Face à un adolescent qui procrastine, nous pouvons être tentés de sortir l’artillerie lourde :

planning, minuteur, récompense, post-it, application, musique, méthode Pomodoro, carte mentale et tableau Excel.

À la fin, il lui faut un coach uniquement pour gérer les outils censés l’aider à s’organiser.

Je préfère expérimenter plus simplement.

Expérience 1 — Le premier pas

Choisissez une tâche régulièrement reportée et réduisez-la à une action presque ridicule : ouvrir Pronote, sortir le cahier, lire uniquement la consigne ou écrire le titre.

Expérience 2 — Rendre le temps visible

Au lieu de « Travaille un peu », essayez : « On teste dix minutes et on regarde où tu en es. »

Expérience 3 — Préparer la pause

Choisissez une situation dans laquelle l’impulsivité pose régulièrement problème et décidez avant qu’elle se produise d’un comportement possible : poser le téléphone, sortir deux minutes, écrire sans envoyer ou demander un temps de réflexion.

De « je suis comme ça » à « j’ai besoin de… »

C’est probablement ce qui m’intéresse le plus dans cet accompagnement.

Pas que le jeune puisse réciter le fonctionnement supposé d’un cerveau TDAH.

Mais qu’il commence à dire :

« Pour démarrer, j’ai besoin de savoir quelle est la première étape. »

« Si la tâche est trop grosse, je la reporte. »

« Quand je suis fatigué, j’envoie des messages que je regrette ensuite. »

« Un minuteur m’aide pour commencer, mais m’agace si je suis déjà concentré. »

« Si je prépare mon matériel avant, j’ai moins de mal à m’y mettre. »

Nous avons alors quitté l’étiquette.

Nous disposons d’informations utilisables.

Le TDAH reste une réalité à prendre en compte.

Mais il ne devient ni une excuse universelle ni une définition de la personne.

Il devient une donnée parmi celles qui permettent au jeune de mieux comprendre son fonctionnement et de construire ses propres stratégies.

Comprendre → Expérimenter → Observer → Ajuster → Progresser
Expérimenter • Agir

Construire la confiance en soi sans s'enfermer dans une étiquette

Il obtient 18 en maths et explique :

« J’ai eu de la chance. »

Il réalise quelque chose de remarquable et conclut :

« C’est nul. »

Il connaît la réponse mais ne lève pas la main.

Et devant une tâche nouvelle :

« Je vais me planter. »

Le contraste peut déconcerter les adultes :

Comment peut-on disposer de capacités importantes et douter autant de soi ?

Première précaution : ne faisons pas du HPI l’explication automatique.

« HPI complexe » : de quoi parlons-nous ?

J’utilise volontiers l’expression HPI complexe parce qu’elle correspond à certaines situations que je rencontre et qu’elle permet d’ouvrir une réflexion.

Mais je ne l’utilise pas comme une catégorie diagnostique permettant de prédire la personnalité d’un adolescent.

Un haut potentiel intellectuel ne signifie pas automatiquement :

  • manque de confiance en soi ;
  • hypersensibilité ;
  • perfectionnisme ;
  • anxiété ;
  • difficultés scolaires ;
  • sentiment de décalage.

Certains jeunes HPI rencontrent plusieurs de ces difficultés.

D’autres beaucoup moins.

Et lorsqu’elles existent, elles peuvent avoir de nombreuses origines : histoire scolaire, expériences répétées d’échec ou d’incompréhension, comparaison aux autres, exigences personnelles, environnement familial ou scolaire, TDAH associé, anxiété, événements de vie…

Le bilan nous donne une information. Il ne raconte pas toute l’histoire.

Avoir des capacités ne signifie pas avoir confiance en elles

C’est peut-être le premier paradoxe à comprendre.

La confiance en soi ne se déduit pas d’un résultat à un test psychométrique.

Elle se construit aussi à travers l’expérience :

J’essaie → j’observe ce qui se passe → je comprends ce que j’ai fait → je découvre progressivement ce dont je suis capable.

Un jeune peut donc disposer de ressources importantes et avoir construit, au fil de son histoire, une représentation très différente de lui-même :

« Je suis nul. »
« Je suis bizarre. »
« Les autres y arrivent normalement, pas moi. »
« Si je dois faire des efforts, c’est que je ne suis finalement pas intelligent. »

Et là, ce n’est plus seulement la difficulté scolaire qui m’intéresse.

C’est la conclusion que le jeune en a tirée sur lui-même.

Un comportement n’est pas une identité

C’est un point auquel je tiens particulièrement.

Échouer sans être un échec.

Procrastiner sans être paresseux.

Avoir peur sans être faible.

Réussir sans être génial.

Se tromper sans être nul.

Nous confondons facilement plusieurs niveaux.

« J’ai raté ce contrôle » devient « Je suis mauvais en maths ».

Puis parfois :

« Je suis nul. »

Une expérience particulière vient alors coloniser l’identité entière.

Je préfère revenir aux faits :

  • Qu’est-ce qui s’est passé ?
  • Qu’as-tu réussi ?
  • Qu’est-ce qui a été difficile ?
  • Qu’as-tu fait pour obtenir ce résultat ?
  • Qu’est-ce que tu pourrais essayer différemment ?

Nous quittons ainsi progressivement :

« Voilà ce que je suis. »

pour aller vers :

« Voilà ce qui s’est passé et ce que je peux apprendre de cette expérience. »

Et le perfectionnisme ?

Là encore, prudence.

Tous les jeunes HPI ne sont pas perfectionnistes et le perfectionnisme n’appartient évidemment pas aux seuls HPI.

Mais lorsqu’il est présent, il peut produire un mécanisme redoutable :

Si je ne suis pas certain de réussir suffisamment bien, mieux vaut parfois ne pas commencer.

Ou :

Si le résultat n’est pas parfait, tout ce qui a été réussi disparaît derrière ce qui ne l’est pas.

Le jeune ne voit plus : « J’ai réussi huit choses sur dix. »

Il voit : « Il y en a deux que j’ai ratées. »

Et plus l’entourage lui répète « Mais enfin, tu es capable ! », plus il peut se demander pourquoi, puisqu’il est tellement capable, certaines choses lui coûtent autant.

La flatterie ne construit pas nécessairement la confiance

Dire « Tu es génial », « Tu es super intelligent » ou « Avec ton potentiel, tu peux tout faire » part généralement d’une bonne intention.

Mais ce sont des affirmations très globales.

Je préfère des retours beaucoup plus précis :

« Tu as trouvé une solution à laquelle nous n’avions pas pensé. »

« Tu as continué alors que tu étais bloqué depuis vingt minutes. »

« Cette fois, tu as demandé de l’aide avant d’abandonner. »

« Tu avais prévu trois étapes et tu les as suivies. »

« Tu t’es trompé, tu as cherché pourquoi et tu as corrigé. »

Nous ne lui disons plus qui il est.

Nous l’aidons à observer ce qu’il fait.

Et les faits sont souvent beaucoup plus difficiles à balayer d’un « Oui, mais je suis nul. »

Chercher aussi les endroits où la confiance existe déjà

Lorsqu’un jeune manque de confiance dans le domaine scolaire, nous pouvons finir par ne regarder que ses difficultés.

Je préfère mener une enquête plus large.

Où se sent-il compétent ?

Jeux vidéo ? Sport ? Dessin ? Musique ? Relations avec certains amis ? Informatique ? Cuisine ? Réparation ? Connaissance encyclopédique d’un sujet qui passionne tout le monde sauf sa famille ?

Peu importe, dans un premier temps, que cette compétence soit scolaire.

Ce qui m’intéresse est :

  • Comment sait-il qu’il est compétent dans ce domaine ?
  • A-t-il pratiqué longtemps ?
  • Accepte-t-il plus facilement l’erreur ?
  • Reçoit-il un retour immédiat ?
  • Peut-il recommencer ?
  • Est-il moins comparé aux autres ?
  • A-t-il appris progressivement ?
  • Quelqu’un lui a-t-il fait confiance ?

La confiance existe peut-être déjà.

Nous cherchons alors comment elle s’est construite.

Observer les moments de doute

Pendant une ou deux semaines, on peut simplement observer.

Quand apparaît « Je suis nul » ?

Avant de commencer ? Après une erreur ? Après une réussite ? Lorsqu’il se compare ? Devant quelqu’un dont le jugement compte particulièrement ? Lorsqu’il est fatigué ? Lorsqu’il doit montrer son travail ?

Puis observer également l’autre versant :

  • Dans quelles situations ose-t-il ?
  • Quand persévère-t-il ?
  • Quand demande-t-il de l’aide ?
  • Quand accepte-t-il de ne pas savoir immédiatement ?

Nous ne cherchons pas encore à corriger.

Nous cherchons les conditions.

Constituer un dossier de preuves

Voici une expérience que j’aime bien.

Pendant deux semaines, le jeune conserve quelques traces très concrètes :

Une chose que j’ai réussie.

Une difficulté que j’ai traversée.

Une erreur dont j’ai appris quelque chose.

Une stratégie qui m’a aidé.

Une chose que je ne savais pas faire auparavant.

Pas besoin d’écrire un journal intime de quinze pages.

Quelques lignes suffisent.

Au bout de deux semaines, nous regardons les données.

Pas pour lui démontrer :

« Tu vois bien que tu es formidable ! »

Mais pour lui demander :

« Qu’est-ce que ces faits te permettent de dire sur toi avec un peu plus de précision ? »

C’est très différent.

De « je suis nul » à une phrase que l’on peut travailler

Lorsque le jeune dit :

« Je suis nul en maths. »

je peux demander :

« Nul en maths… partout ? »

Puis préciser.

Les calculs ? La géométrie ? Comprendre la consigne ? Commencer seul ? Retenir les formules ? Travailler rapidement ? Faire un contrôle sous pression ?

Tout à coup, « je suis nul en maths » peut devenir :

« Lorsque je dois retrouver une formule sous pression, je bloque. »

Ça paraît moins spectaculaire.

Mais nous venons de réaliser quelque chose d’essentiel :

Nous avons transformé une condamnation identitaire en problème sur lequel nous pouvons travailler.

La confiance ne consiste pas à se croire capable de tout

Je me méfie d’une certaine conception de la confiance en soi :

« Crois en toi et tu réussiras. »

J’aimerais que ce soit aussi simple.

Pour moi, construire la confiance signifie plutôt pouvoir se dire :

« Je ne sais pas encore si je vais réussir, mais je peux essayer. »

« Si je me trompe, je pourrai regarder ce qui n’a pas fonctionné. »

« Je peux demander de l’aide sans que cela dise quelque chose de ma valeur. »

« Je connais certaines de mes ressources et certaines de mes difficultés. »

« Je peux apprendre. »

La confiance n’est donc pas la certitude de réussir.

C’est aussi la confiance dans sa capacité à faire quelque chose de ce qui arrivera.

Et mon propre HPI dans tout cela ?

J’ai découvert mon propre fonctionnement relativement tard.

Avec le recul, certaines expériences de mon parcours scolaire et professionnel ont alors pris un autre sens.

Mais ce serait une erreur d’en conclure :

« J’étais comme cela parce que j’étais HPI. »

Mon histoire n’est pas une démonstration scientifique.

Et elle n’est certainement pas le modèle de celle des jeunes que j’accompagne.

En revanche, elle m’a appris quelque chose que je garde aujourd’hui dans ma pratique :

Comprendre son fonctionnement peut permettre de relire son histoire sans continuer à se définir uniquement à partir de ses difficultés.

Ce qui m’intéresse n’est donc pas que le jeune devienne fier d’une étiquette.

C’est qu’il puisse progressivement reconnaître :

  • ce qu’il sait faire ;
  • ce qu’il ne sait pas encore faire ;
  • ce qui l’aide ;
  • ce qui le freine ;
  • ce qu’il peut expérimenter ;
  • et surtout qu’aucun de ces éléments ne résume à lui seul qui il est.

Se connaître sans s’enfermer

Le HPI peut apporter une information utile.

Un diagnostic de TDAH peut apporter une information utile.

Un bilan scolaire peut apporter une information utile.

Une observation d’un parent ou d’un enseignant peut apporter une information utile.

Une expérience réussie ou ratée également.

Mais aucune de ces informations ne devrait devenir à elle seule :

« Voilà qui tu es. »

Je préfère les considérer comme des morceaux d’une carte que le jeune apprend progressivement à dessiner lui-même.

Une carte provisoire.
Révisable.
Perfectible.

Et surtout suffisamment ouverte pour qu’il puisse encore nous surprendre.

Comprendre → Expérimenter → Observer → Ajuster → Progresser

Accompagnement scolaire en Charente : où consulter DPCTS ?

Cette ressource a été rédigée par

Éric Marbeau

Ancien enseignant, titulaire d'une licence en psychologie, formateur et coach pédagogique, avec plus de quarante ans d’expérience auprès des jeunes, des familles et des professionnels.