Le stress s'en faire un ami
Faire du stress un allié plutôt qu’un ennemi
Quand une situation est importante, incertaine ou difficile à contrôler, ton cerveau et ton corps peuvent déclencher une réponse de stress. Cette réaction n’est pas forcément un problème : elle peut aussi préparer à agir, à mobiliser de l’énergie et à faire face à une situation exigeante.
Ce qui compte notamment, c’est son intensité, sa durée, la situation dans laquelle il apparaît et la manière dont tu l’interprètes et y réponds.
Le modèle SPIN : quatre caractéristiques fréquentes d’une situation stressante
La chercheuse Sonia Lupien utilise l’acronyme SPIN pour décrire quatre caractéristiques qui peuvent contribuer à déclencher une réponse de stress. Toutes ne sont pas nécessairement présentes en même temps.
Tu peux ne pas connaître exactement les questions, avoir peur du regard de l’examinateur, ne pas savoir comment tu vas réagir et avoir le sentiment de ne pas contrôler totalement la situation. Plusieurs éléments peuvent donc se combiner.
Le stress s’inscrit dans une boucle
Lorsque ton cerveau détecte une situation comme importante ou menaçante, il peut déclencher des réactions physiques : accélération du rythme cardiaque, respiration plus rapide, tensions musculaires, vigilance accrue…
« Je ne sais pas ce qu’on va me demander. »
« J’ai peur de me tromper. »
si tu remarques ton cœur accélérer et que tu interprètes cette sensation comme la preuve que « ça va mal se passer », ton inquiétude peut augmenter. Mais une autre interprétation est possible : « mon corps se prépare à agir ».
Le stress peut parfois devenir une ressource
L’objectif n’est pas nécessairement de supprimer toute sensation de stress. Une certaine activation peut aider à mobiliser l’attention, l’énergie et la préparation nécessaires pour faire face à une situation.
Au lieu de penser uniquement : « Comment faire disparaître mon stress ? » tu peux aussi te demander : « De quoi ce stress m’informe-t-il et comment puis-je utiliser cette énergie ? »
Quand le stress devient trop intense
Le stress n’est pas toujours utile. Lorsqu’il devient trop intense, trop fréquent ou qu’il empêche de dormir, de réfléchir, de travailler ou de participer normalement, il peut devenir nécessaire d’agir sur la situation et sur la manière d’y répondre.
Maîtriser son potentiel, ce n’est pas seulement travailler davantage
La réussite scolaire dépend de plusieurs dimensions qui interagissent : la santé, les capacités intellectuelles, la motivation, les émotions, les relations, la connaissance des codes scolaires et la capacité à donner du sens à ce que l’on apprend.
Le stress n’est donc qu’une pièce du puzzle. Comprendre son fonctionnement permet progressivement d’identifier les leviers sur lesquels il est possible d’agir.
Il dépend aussi de la manière dont tu apprends, de ton environnement, de ta santé, de tes expériences et des stratégies que tu développes progressivement.
Cette infographie de l'association DPCTS (Développement du Potentiel, de la Confiance et des Trajectoires Scolaires) présente les cinq dimensions qui influencent la réussite scolaire des adolescents. Elle montre que le potentiel se construit grâce à l'équilibre entre la santé (sommeil, alimentation, activité physique), les habiletés intellectuelles (attention, compréhension, mémorisation, réflexion), les compétences émotionnelles et relationnelles (gestion du stress, confiance en soi, vie sociale), la motivation (sens des apprentissages, autonomie, sentiment de compétence) et la connaissance des codes de l'école, des formations, de la culture et du monde professionnel. Ce visuel est destiné aux collégiens, lycéens et étudiants souhaitant mieux comprendre les facteurs qui favorisent leur réussite scolaire et leur orientation.